Les salariés privilégient toujours la sécurité en matière d'épargne entreprise
(Newsmanagers.com) - Quelques mois après le vote de la loi pour le Développement de la participation et de l'actionnariat salarié (DPAS), et alors que la seconde étape de la réforme des retraites se prépare avec l'acte II de la Loi Fillon, prévu en 2008, BNP Paribas Epargne & Retraite Entreprises et Altedia viennent de publier leur baromètre Tendances Epargne & Retraite Entreprises.
Il en ressort notamment que l'épargne en entreprise s'impose progressivement dans les mœurs des 200 dirigeants et 539 salariés (des entreprises françaises de plus de 50 collaborateurs) interrogés. En outre, pour la première fois, les attentes des deux catégories d'acteurs semblent converger. Malgré tout, quatre ans après la loi Fillon, les salariés affichent toujours une méconnaissance au sujet de leur future retraite. Cela posé, près d'un salarié sur deux envisagerait de changer ses habitudes personnelles pour compléter sa retraite, observe le baromètre. L'effort consenti se situerait à moins de 100 euros par mois dans 57 % des cas.
Pour développer les dispositifs d'épargne retraite en entreprise, outre les traditionnelles incitations fiscales et sociales (62 %), les dirigeants réclament une stabilisation du cadre réglementaire (62 %), un allègement des démarches administratives de mise en place (57 %) et la délivrance d'une meilleure information de la part de tous les acteurs de la place (47 %). S'agissant, par ailleurs, des critères de sélection des supports d'investissement, les salariés, même s'ils font toujours la part belle à la sécurité (35 % en 2007 contre 43 % en 2005), s'ouvrent à la modulation en fonction de l'horizon de placement (23 % en 2007 contre 13 % en 2005). Les supports éthiques, solidaires ou socialement responsables séduiraient a priori un tiers des épargnants, sachant qu'un autre tiers affirme ne pas connaître ou comprendre ce que ces appellations recouvrent.
Enfin, les dirigeants et salariés interrogés se montrent peu favorables à un éventuel projet de suppression de la durée de blocage de la participation. La conservation d'une durée de blocage à 5 ans reste largement plébiscitée aussi bien par les dirigeants que par les salariés. En outre, si les sommes versées dans le cadre de la participation devenaient immédiatement disponibles, seuls 17 % des salariés en feraient une consommation instantanée. Pour le reste, 37 % mettraient l'argent de côté sur un livret d'épargne, 25 % épargneraient pour leur retraite et 18 % pour un achat immobilier.
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