Les Français ont réduit de 23% en 5 ans leur consommation d'antibiotiques
Grâce à ses campagnes de sensibilisation menées depuis 2002, la France a atteint son objectif de réduction de la consommation d'antibiotiques avec une baisse de 23 % en 5 ans.
Avec ce résultat, la France arrive en tête des pays de l'Union européenne. Un succès qui s’explique par l'efficacité du plan national lancé par le ministère de la Santé en 2001, articulé autour de 3 axes : la sensibilisation du grand public, avec le fameux slogan « les antibiotiques, c'est pas automatique », la mise à disposition de tests de diagnostic rapides des angines pour vérifier leur origine virale ou bactérienne et, enfin, une action ciblée vers les médecins « gros prescripteurs » d'antibiotiques. Les Français qui, avant les campagnes de sensibilisation, étaient 37 % à attendre une prescription d'antibiotiques ne sont plus aujourd'hui que 23 % à le faire. Ces campagnes, dont le coût est évalué à 500 millions d'euros ont permis de faire baisser la résistance des microbes aux antibiotiques. La proportion de pneumocoques résistants à la pénicilline est passée de 47 % en 2001 à 34,5 % en 2005. Dans les hôpitaux, en partie aussi grâce aux mesures d'hygiène, le taux de staphylocoque doré résistant à la méthicilline est passé de 33,4 % en 2001 à 26,7 % en 2006. D'autres pays européens ont mené des actions semblables mais avec moins de succès. L'Islande a réduit de 35 % sa consommation pédiatrique d'antibiotiques entre 1991 et 1997, mais ces bons chiffres ne se sont pas prolongés dans la durée. Quant au Royaume-Uni, qui a mené 2 campagnes hivernales en 2004 et 2005, il n'a baissé sa consommation d'antibiotiques que de 5,8 %.
A.G avec Capa Conseil |
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